Les lois originelles : clés de nos actes

Les lois originelles : clés de nos actes selon la spécificité des mythes

 

Quels que soit les mouvements, actions, buts définis à accomplir que l’homme peut exécuter il est toujours soumis à des lois immuables… crl2688vibration.jpg

Quelles sont ces lois qui, quoi que nous fassions, sont irrémédiablement nécessaires pour être un homme vivant accompli ?

Comment, de manière la plus concrète possible, nous créons nous et nous mouvons nous dans ce monde ?

 

L’homme et l’univers sont remplis d’énergies multiples

et c’est grâce à ces puissances de dynamismes que tout mouvement peut se déployer. Mais voyons d’abord comment est défini notre univers, et par conséquent l’homme.

 

Nos scientifiques ont défini les lois de base de l’univers :

 Interaction forte (nucléaire)

 Interaction électromagnétique

 Interaction faible (nucléaire)

 Interaction gravitationnelle

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Nous pourrions définir aussi l’univers en quatre états :

L’énergie

La matière

L’espace

Le temps…

Bien que nous considérons que notre monde possède trois dimensions :

La largeur

La longueur

Et la hauteur. ngc6826.jpg

 

Nos scientifiques ont défini

les états de base

d’organisation du vivant,

 de notre monde :

Les états nucléoniques

Les états nucléaires

Les états atomiques

Les états moléculaires

 

 

 

 

 

Voici donc, très brièvement, les forces qui créent et animent l’univers et les états que cela a engendré pour crée finalement les animaux et parmi ceux-ci : l’Homme, animal pensant.

 

 

Le point commun des théories scientifiques et des systèmes mythiques et religieux est l’idée évolutive, 1

--Soit, la théorie du « big-bang » : une expansion et une création continuelle des forces en interaction, aboutissant à une matérialisation structurée,

--Soit, une création « divine » : charpentant le cosmos et le monde naturel, amenant les ensembles des vies créées à se développer dans notre monde ; cette échelle conduit les « puissances » cosmiques et naturelles à l’homme.

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Les mythes ont donné une approche très particulière de la création de l’univers,

mais le point commun avec les théories scientifiques, c’est l’élan formidable, l’essor cosmique de création continue, la puissance en œuvre des énergies et du mouvement structuré. Nous trouvons dans tout les états de la vie, cette base d’énergie et de mouvements, cependant, le but de tout cela n’est pas clairement visible !!!

quel est le but de ce formidable déploiement d’énergies cosmiques du « big-bang » ???

quel est le but de tous ces systèmes mythologiques ???

 

Nous trouvons quelques réponses dans les écrits spirituels fondateurs de religions, mais ces réponses sont assez « simplistes » : l’univers est créé pour l’homme, mais, celui-ci a manifestement dés l’origine « trébuché » sur quelque chose et finalement, il doit  retrouver le sens de sa vie, et retourner au « divin »…

bien sûr, ces théories ne sont pas du goût des scientifiques et la « foi absolue » que nous proposent les religieux n’est pas non plus très objective.

 

Pourquoi ne trouvons-nous pas les réponses à tout cela en nous-même ?

Il est vrai que peu de gens nous y incitent…

 

Le grand Hermès Trismégiste disait dans « La Table d’Emeraude » :

 

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut comme ce qui est en bas, afin que les miracles de l’Unique s’accomplissent. »

 

Et plus loin dans le même livre :

 

« Le père de tous les talismans du monde est omniprésent. »

 

J’ai toujours beaucoup aimé ce texte d’Hermès, et l’adage des Gnostiques : si tu ne peux expliquer simplement une théorie, en prenant comme support les choses de tous les jours, c’est sans doute que ta spéculation est encore trop nébuleuse.

 

Les lois et énergies de la création sont en nous, elles nous ont créés et nous maintiennent continuellement en vie, et en mouvement. Alors que percevons nous d’elles ???

 

Les scientifiques veulent découvrir les secrets de la matière, au fur et à mesure ; dans ce qu’elle a de plus subtil, ainsi, ils sont arrivés a la conclusion que l’esprit influe sur l’univers. Les religieux et spirituels sont partis du fait que l’intelligence est sans doute ce qui nous rapproche du « divin ». Ainsi, dans chaque écrit spirituel ou mythique, c’est l’élan d’une conscience créatrice qui est au centre de ces conceptions, organise et maintient en mouvement l’univers.

 

Les mythes ont été écrits pour interpeller l’intelligence intuitive de l’homme, dans sa compréhension concrète de sa vie de tous les jours. c’est à dire dans l’étude de ses actions quotidiennes, grâce aux contenus des histoires édifiantes qu’il écoutait et qui l’étonnaient.

Ainsi les lois de la création et du mouvement continu de l’univers, devaient se percevoir en lui, comme elles peuvent être perçues en nous.

Essayons de percevoir ensemble ces énergies, à travers une action ordinaire… hst carina ngc3372 0006

Que ce passe t-il en nous quand nous prenons un objet ; un verre d’eau par exemple…

Si nous prenons ce verre c’est que nous avons soif, bien, mais préalablement à l’action il y a le désir, et avant le désir, il y a eu la reconnaissance d’un manque concernant notre corps.

Nous voici aux prises avec des dynamismes, que nous nommons : désir, volonté, etc… mais que nous prenons rarement en compte habituellement, tant ces actions nous sont ordinaires et quotidiennes dans notre vie. Si nous approfondissons les mécanismes d’une action normale, nous remontons dans notre conscience et nous arrivons à la simple conscience de soi. La base de toutes les actions ou de tous les mouvement de l’être est la conscience « Je ». Cette conscience regarde, perçoit l’univers qui l’entoure avec ses sens et une interaction surgit bientôt, car ce qui l’entoure « doit » être investigué ; ce désir est irrémédiable, absolu, sinon l’homme n’est plus l’homme. Je pense que chacun peut le sentir…

Mais quelle est le mouvement évolutif de ces mécanismes ?

Naturellement la conscience vient en premier, mais nous découvrons deux sortes de consciences : la conscience de soi tournée vers l’intérieur, et la conscience de l’univers, tournée vers l’extérieure. Nous sommes peu attentifs à nous-même, par contre l’extérieur a tout notre intérêt, Par exemple, désirer un verre d’eau prend son origine dans un manque au plus profond de nous, ce qui actionne les différents mouvements nous permettant d’assouvir notre soif.

 Nous avons donc une conscience « Je », et une conscience qui appréhende le monde qui nous entoure et agit en fonction d’une sensation de manque ; puis cela devient désir, ce désir perçoit l’objet de son but et la volonté d’action se met en marche ainsi notre main se tend vers le verre d’eau.

 Cela se décompose comme suit :

Conscience de soi - manque

Conscience de l’univers - discernement

Désir

Volonté

Action

Cinq forces d’énergies – le nombre 5 désignant l’homme.

Quoique nous fassions, quelque opération que nous mettons en place, nous fonctionnons toujours de la même manière, selon ces énergies et dans un sens défini. Il ne peut y avoir d’action avant le désir sauf pour les sots.

 

 

Allons plus loin et prenons un autre objet, un stylo par exemple, et suivons le même processus. Notre manque réside dans le besoin d’écrire à notre cousin…

Quand nous somme conscient du fait que nous n’avons plus nouvelles de notre cousin, il nous faut nous décider à lui écrire. Cette simple phrase contient plusieurs types d’énergies : la conscience du manque d’information récente, puis la conscience de la nécessité d’avoir de ces nouvelles. Le désir prend place, la volonté décide et l’action démarre : nous prenons un stylo. A ce point, cinq forces ce sont déployées, puis viennent le dessein d’écrire et le travail d’écriture, 6éme et 7éme forces. Le dessein, la conception de l’écriture est consécutif aux actions précédentes, c’est l’aboutissement du manque et du désir initial, et la manifestation de l’écriture est la finalisation de la conscience de tous ses processus.  

Nous trouvons sept forces d’énergies qui nous permettent d’agir dans notre monde.

Conscience de soi – manque de nouvelles  1

Conscience de l’autre - nécessité d’avoir des nouvelles  2

Désir  3

Volonté  4

Action  5

Conception  6

manifestation  7

Sans énergies distinctes et spécifiques, nous ne pourrions nous exprimer, car chaque phase demande un apport d’énergie, si subtile soit-elle. Les conscientisations et les désirs-volonté s’enchaînent et actionnent notre existence, dans ce monde. Le sept est le chiffre de la nature car elle est l’accomplissement d’une conscience ayant conçu et créé ce monde.

Nous percevons ces sept états de la matière et l’on peut les découvrir dans :

Les sept couleurs de l’arc en ciel

Les sept notes de la gamme

Les sept systèmes cristallins, Etc…

Et dans des constructions et assemblages subjectifs plus complexes comme :

Les sept jours de la semaine et ainsi de suite…

 

 

Continuons, car notre tour d’horizon n’est pas complet.

Notre désir peut nous conduire à vouloir aider l’humanité, c’est un sentiment plus subtil, néanmoins les critères seront les mêmes.

Et si je m’engageais pour une tache humanitaire : apprendre à des Africains à construire des éoliennes, ou des fours solaires, devrait leur faciliter la vie.

Le départ de cette action est la compréhension des difficultés de certains peuples habitants du Mali. Puisque j’ai traversé ce pays, il y a en moi le choc causé par la détresse 2 de ces gens que j’ai côtoyés. Il me vient à l’idée que certaines de mes compétences peuvent leur être utiles et la force du désir de les aider m’entraîne bientôt. Je commence à chercher une ONG et, après bien des démarches, me voilà dans l’avion. Je rencontre les gens du village et je les aide à rassembler le matériel pour construire une éolienne permettant de puiser de l’eau et d’éclairer une salle commune. J’enseigne la technique et les accompagne dans l’élaboration de l’éolienne et celle-ci produit bientôt de l’électricité.

Examinons les phases successives employées dans cette aventure :

1-Conscience de soi –  choc causé par le dénuement  et possibilités personnelles

2 -Conscience de l’autre –je peux leur venir en aide

3 -Désir de les aider ou de faire quelques chose d’utile

4 -Volonté écartant les obstacles 

5 -Action : démarches – études – voyages 

6 –Conception : enseignement et élaboration 

7 -manifestation : construction et finalisation

Mais bientôt ce peuple ayant maîtrisé les techniques de construction d’éoliennes devient autonome et apprend aux autres, si bien que de nouvelles éoliennes s’élèvent aux portes du désert.

Que s’est t-il passé ?

Une possibilité enfouie en moi est devenue réalisation pleinement visible à l’extérieur de moi et à été finalement reproduite par d’autres hommes.

8 -L’expérience à été intégrée 

Et …

9 -Comprise comme pouvant être partagée par d’autres gens dans le monde 

La phase 8 est l’intégration d’un concept ou le passage à une autre possibilité, c’est à dire au plan du monde extérieur. Par cette phase la conception de l’extérieur est réalisée, et en 9, (chiffre dit de l’humanité) une relation concrète entre le soi et le monde s’est actualisée.

 

Voici trois exemples qui montrent les phases successives d’élaboration d’une action simple et instantanée, ou complexe et ayant un développement dans le temps et l’espace.

Bien sûr les termes employés peuvent ne pas vous convenir et peut-être que vous auriez mis volonté, désir ou action dans un ordre différent selon votre compréhension de vos actes ou la coloration de votre éducation culturelle personnelle. Il n’empêche que, quoi que vous fassiez, vos pensées, actions et réalisations dans ce monde passent par les mêmes phases successives, chacune tirant son énergie du noumène originel.

Avant de juger quoi que ce soit prenez le temps d’observer votre propre fonctionnement et les phases inévitables de vos propres instants de vie.

  rose bl galact

La matière a été structurée selon l’idée première et le plan s’est accompli par phases successives comme l’explique tant de mythes et de textes religieux.

Les possibilités de décrire ces phases ont été trouvées de la manière la plus simple qui soit : par nos actions quotidiennes.

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut

 

Les représentations des concepts de créations diffèrent selon les cultures, surtout parce qu’elles devaient être transmises. Ces mythes devaient donc comporter une approche précise et dirigée, un enseignement distinct et agissant dans les consciences, pour les hommes qui recevaient ces formes d’enseignements   adaptés à leur époque. Je pense que la simple perception et la reconnaissance de nos désirs, et de nos pulsions, entraînant des actions qui dépassent, parfois de loin l’idée première conceptuelle a amené les « sages » de toutes les cultures à concevoir les mythes de créations.

et ce qui est en haut comme ce qui est en bas,

 

je pense également que si ces « sages » l’étaient véritablement - et les nombreux écrits spirituels sont là pour en témoigner-, ils ont perçu…

10 - l’unicité du vivant…

afin que les miracles de l’Unique s’accomplissent.

 

 

 

 

1/ Dans les deux théories, il y a un « avant » je ne sais pas si les scientifiques ont nommé l’état avant le « big-bang » mais les hindous parlent du « Braman » avant la Trimurti : Brama, Vishnou, Shiva.

2 / détresse d’accord, mais c’est au Mali que j’ai vu les plus beaux sourires et une si belle insouciance et joie de vivre, le contraste en revenant était clair…

 

Yan L M

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