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L'actualité du blog

Publié le par Association Aèdes

Si la mythologie nous touche autant, c'est qu'elle parle d'une dimension sacrée en nous...

Voici les dernières pages publiées :

Le «Walam Olum » un texte sacré Amérindien

traduit de l'anglais par un ami, et, un nouvel article :

« le mythe du Sauveur » tiré de la science-fiction, mais très actuel,,,

voir en dessous...

et les « anciens nouveaux :

« Le conte du Bouddha »

"Médée et la mythologie Grecque + Ganesha."

"L'Iliade et le conflit dans l'homme"

"La (première) Belle au Bois Dormant"

Une série de pages sur les cosmogonies des cultures antiques Méditerranéenne continueront d'êtres publiées cette année 2017...


Bonne visite

 

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Le mythe du « sauveur » de l’humanité. version s-f

Publié le par Association Aèdes

Intéressons nous dans cette page aux mythes actuels, et particulièrement aux mythes relevant de la science-fiction.

 

Le thème du messie s’est transformé à notre époque en espérance d’un « sauveur » extraterrestre, selon l’idée que « l’homme » ne peut, comme il semble, résoudre seul les problèmes qu’il a lui-même engendré. L’intérêt universel pour les « super héros » (les nouveaux dieux Marvel) tient semble t-il du même constat : il implique l’idée qu’il serait nécessaire pour les hommes de développer plus de capacités s’ils veulent réussir à sauver « la planète ». Dans le mythe des super héros, nous trouvons le thème bien connu de la lutte du bien et du mal sur un cran supérieur, mais dans l’attente d’un « sauveur » venant de l’espace, il ne s’agit plus de la lutte contre un « mal », mais bien du sauvetage de l’humanité.

Cette « théorie » d’un sauveur extraordinaire, indique une position psychologique précise, mais encore recouverte d’un voile, face à la réalité du « Mur » que nous voyons de plus en plus nettement apparaître. Ce « Mur » est la limite du développement humain sur cette terre. Et…

NOUS SOMMES ARRIVES A CETTE LIMITE.

C’est le message de tous les scientifiques, dans tous les domaines concernant le développement humain : pollution, désertification, destruction des terres arables, tout cela entraîne la disparition d’espèces animales et végétales, alors que l’expansion des hommes exerce une pression sur cette terre comme jamais auparavant.

L’époque d’une vie « normale » qui permettait à l’homme de vivre sainement de son propre environnement naturel, est maintenant révolue, sur l’ensemble de cette planète.

Que reste–il face à cette réalité ?

Le mythe du « sauveur » de l’humanité. version s-f

....Des idéologies…

- l’idéologie d’un développement géré par la science dans laquelle les problèmes seraient idéalement résolus petit à petit par la découverte de procédés scientifiques :une théorie en majeure partie américaine.

- l’idéologie d’un retour à la terre, basée sur une hypothétique harmonie entre l’humain et la nature : la théorie écolo.

- l’idéologie d’un futur rendus possible grâce au secours d’une intelligence extraterrestre : plusieurs films et séries voguent sur le thème du sauveur venu d’un autre monde…

 

La première idéologie recouvre toujours la même fuite en avant, sans remise en question, accompagnée, poussée surtout par cette puissante pieuvre qu’est l’économie libérale. Cette magnifique idéologie sur laquelle repose la vie de nos contemporains, est une des principale responsable de l’état de ce monde. Est-ce qu’elle peut être remise en question ?

Voici un exemple d’idée scientifique qui peut nous éclairer : puisque les abeilles disparaissent - 30% chaque années - remplaçons les, par des mini-drones qui feront leur travail. C’est aberrant et cela ne choque personne, sauf les apiculteurs !

 

La deuxième idéologie du « survivor »est celle du retour à la terre avec des êtres humains responsables, en équilibre avec la nature et les « autres »… Mais il y a beaucoup d’illusions dans ce concept, car il n’existe pas et n’a jamais existé de peuples vivant vraiment en harmonie avec la terre. L’idée de peuples puisant dans les ressources de la nature avec parcimonie et « respect », prend sa source dans l’histoire des peuples partiellement nomades qui changeaient régulièrement de territoire pour ne pas épuiser la faune et le sol.

Donc, comme nous ne disposons pas d’espace illimité, vu le nombre d’habitants sur cette terre actuellement, la vision d’une idée d’harmonie est une vue de l’esprit, totalement virtuelle. Mais nous reviendrons sur cette vision d’un retour à une vie plus « réaliste »…

Le mythe du « sauveur » de l’humanité. version s-f

Nous voici devant la troisième idéologie, celle du culte du « sauveur », comme celle du culte du « cargo » après guerre, en mélanésie. Ce culte avait développé un rituel basé sur l’imitation : puisque des opérateurs radio pendant la dernière guerre, avaient le pouvoir de faire apparaître des cargos chargés de ravitaillement, les indigènes copiaient leurs « coutumes » espérant faire apparaître « une manne céleste » de la même façon.

Ainsi, depuis quelques années on assiste à l’ apparition d’un nouveau messie : le « sauveur » intergalactique. Disons tout de suite que je ne suis pas un négativiste qui douterait de l’existence de la multiplicité de la vie dans l’univers, ce qui serait vraiment stupide au vu des nombreuses formes de vies différentes de la nôtre, existant déjà sur cette planète. Je ne suis pas non plus un sceptique face aux possibilités de visite de notre planète par des extraterrestres… pourquoi pas ?

C’est la croyance en un « sauveur » extérieur à nous, qui me paraît en revanche étrange. C’est cette espérance en un être forcement supérieur, venant d’ailleurs, qui seul pourrait nous mettre sur la voie de la sagesse.

L’être humain est-il si irrémédiablement stupide, pour que cette croyance existe, niant en cela toutes nos capacités à nous remettre en question ?

Ou, est-ce que les romans de science-fiction (dont je suis fan) ou les films et séries de S-F si nombreuses aujourd'hui, ont impacté à ce point l’esprit humain ?

J’ai regardé dernièrement la série « Childhood’s End » tirée du roman d’Arthur C Clarke : « Les enfants d’Icare », (superbe roman et très grand auteur). Cette série montre un sauveur comme celui qui nous occupe, mais ce n’est pas l’intérêt principal du roman, car son sujet, c’est l’apparence du « sauveur ». C’est l’image d’une idéologie culturelle, d’un profond conditionnement qui est mis en question dans ce roman. L’autre intérêt de ce roman est l’éclairage sur l’aspect totalitaire que pourrait avoir ce « sauveur ». Le roman décrit une prise de pouvoir total sur les forces de la terre par cet être « pour notre bien ». Ainsi, puisque nous sommes incapables de nous « raisonner » il est naturel que nous soyons privés de nos libertés, et seul cet être supérieur peut décider quand nous serons enfin « adultes » et nous redonner notre libre arbitre.

Le « modèle » proposé dans ce roman (que je ne veux dévoilé) est terriblement différent de nos critères de paix, de sagesse et de justice, qu’il pose la question de nos conditionnements, par contre pour le critère de pouvoir…ce modèle est au top.

Je vous conseille le roman.

De nombreuses nouvelles et séries surfent sur cette vague d’un sage venant de l’espace, un libérateur apportant la paix et pouvant gérer les pulsions de violence des humains.

Le mythe du « sauveur » de l’humanité. version s-f

Un autre film met en scène cet espoir, de manière encore plus explicite : c’est le remake d’un film des années cinquante, « Le jour ou la terre s’arrêta », avec Keanu Reeves, en 2008. Dans ce scénario, le « sauveur » ne veut sauver que les animaux et la planète, et entend détruire toutes trace de vie humaine, ce qui n’est pas vraiment « sympa » ! Le thème du sauveur est toujours là, mais ce n’est plus pour sauver la race humaine. Ce « sauveur » est venu pour sauver la terre – de nous surtout - et doit pour cela nous exterminer. Logique, non ?

Ce qui est intéressant, c’est que dans l’original « Le jour ou la terre s’arrêta » de Robert Wise en 1951, le « messie » Klaatu est venu sur terre pour nous avertir, pour nous mettre en garde contre notre technologie militaire et notre puissante avidité naturelle. Klaatu repart en prononçant cette phrase : « nous attendrons votre réponse. La décision vous appartient ».

Plus de cinquante ans ont passé et le nouveau Klaatu a pris une décision : la destruction de notre civilisation et de l’humanité par surcroît, car selon les juges galactiques, nous ne sommes pas capable de nous améliorer. Bien sûr, le film finit bien, la preuve, nous sommes encore là, moi pour écrire ce texte, vous pour le lire. La question est : pour combien de temps encore ?

 

En réalité, ce film à tiré la conclusion à laquelle nous sommes tous arrivés : nous détruisons cette planète pour notre seul profit, sans considération des autres formes de vie, et sans nous poser de question sur notre place sur cette terre. Que nous reste t-il à espérer… si avec l’expérience de plusieurs siècles derrière nous, nous ne sommes pas arrivés à vivre en harmonie, ni à préserver notre seul lieu d’habitat : la terre ?

La question essentielle que pose ce film, est : pouvons nous changer ? Sinon…

Le mythe du « sauveur » de l’humanité. version s-f

Ce mythe du « sauveur » ressemble bien sûr au mythe du messie, attendu par les juifs ou les chrétiens, et rappelle celui du Bouddha «Maitreya » qui viendrait dans cinq mille ans, selon les uns ou bientôt, selon d’autres optimistes. Ce messie apportant la paix, peut ressembler au « sauveur » d’Arthur C Clarke ou à Klaatu, mais ceux-ci ne présentent pas de qualité spirituelle. Ces nouveaux « sauveurs » surgis des séries américaines sont très prosaïques : ils s’occupent uniquement de l’état de paix matérielle des peuples de la terre. Il ne s’agit pas de la paix intérieure des hommes, mais de la paix sur la terre entre les hommes.

Les adeptes du « sauveur » intergalactique et les fans d’ovnis, attendent donc un être supérieur venu d’ailleurs qui puisse nous sortir de l’ornière où nous nous sommes mis. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas le comportement de nos représentants politiques qui va les faire changer d’avis. Dans le cas d’un messie spirituel, l’homme était toujours au centre de la problématique du bien et du mal, être éveillé à lui-même et au monde reposait sur sa propre responsabilité. Dans le cas d’un sauveur extraterrestre, l’homme attend un « père » qui décide pour lui, sans jamais se responsabiliser. Cette disposition d’esprit ne montre pas un état d’adulte, en cela notre brillante civilisation ne confirme pas une grande intelligence ou une autonomie de pensée.

La question de Klaatu reste donc d’actualité : est-ce que nous pouvons changer ?

Sinon…

Le motif déclencheur dans le film de 2008, qui décide Klaatu à garder l’humanité en vie, encore quelque temps, est justement la théorie du « Mur ». Le « sage scientifique » dans le film amène l’idée que c’est dans des situations extrêmes que l’humanité change.

Dans ce cas, nous vivons dans une époque formidable…

Si nous excluons un « sauveur » extraterrestre, nous ne pouvons compter que sur notre propre intelligence et la faculté de nous remettre en question. Le « Mur » qui est maintenant là, serait le déclic qui permettrait cette « mutation.

Le mythe du « sauveur » de l’humanité. version s-f

Les tenants de la première idéologie – qui sont malheureusement nos dirigeants économique et leurs marionnettes politiques – ne peuvent envisager de « mutation ». Le « saut quantique » est trop important à envisager pour eux, ainsi les dirigeants vont se tourner vers les vieilles recettes, comme une nouvelle guerre plus ou moins générale, ou faire entrer en action les scientifiques qui ont les moyens de favoriser un eugénisme parfaitement «dirigé».

Revenons à la deuxième idéologie, celle du retour à la terre. Car, c’est la seule porte donnant sur un avenir possible, à condition justement qu’elle ne repose pas sur l’idéologie, mais sur une connaissance profonde de l’être humain et de sa condition sur cette terre.

La clé de cette porte est une dimension enfouie au plus profond de l’être et quand elle s’ouvre elle apporte l’éthique, l’ouverture au monde, et le respect de toute vie.

 

Les mouvements écologiques ont échoué en politique, car ils ne proposaient pas de modèles, seulement un retour à ce qui semblait être une norme archaïque, ce qui n’était pas suffisant. Si le mythe du « cargo » ou celui du « sauveur » peuvent être des éléments « moteur » pour les hommes, c’est en fonction d’un modèle proposé, qui même virtuel, amène une aspiration à « autre chose ». Un modèle doit être un vecteur d’espoir portant l’être à aux aspirations humaines les plus belles. Les êtres humains ne vivent pas uniquement pour se nourrir et se vêtir ; les besoins vitaux sont plus profonds et d’un autre ordre, et c’est seulement cet autre espace qui permet de supporter cette vie d’habitudes. Je ne parle pas ici de plus de religiosité, car la religion s’appuie sur un dogme et des croyances, et ne permet pas une véritable écoute, libre de tout concept et de toute peur de l’avenir. Le cœur de la spiritualité est sans dogme et à pour support une ouverture sur …. la totalité des phénomènes intérieurs et extérieurs. Il n’y a pas de « savoirs » dans la spiritualité qui provient du tréfonds de l’être.

« un homme ne peut franchir deux fois la même rivière,

car la seconde fois, (l’instant suivant) ce n’est plus le même homme,

et ce n’est plus la même eau »

Héraclite.

 

Les hommes qui se lèvent un peu partout sur la terre, dans les mouvement alternatifs, ou dans des structures collaboratives, semblent pouvoir matérialiser « la porte » qui ouvre cette mutation. La règle de ces mouvements est le partage et la coopération, éléments radicalement opposés aux règles de notre société finissante, telle la hiérarchie basée sur le seul pouvoir de l’élite.

Mais au cœur de tous les mouvements apportant une forme de civilisation existait une pensée éthique ou spirituelle. Il n’y aurait pas eu de civilisation européenne sans Héraclite, Socrate, Empédocle, Pythagore et Platon. Il n’y aurait pas de terre indienne sans les Védas, ni de civilisation Egyptienne perdurant plus de trois mille ans sans sa profonde spiritualité.

 

Beaucoup de ces mouvements alternatifs proposent une grande ouverture aux autres, et un avenir plus concret, proche de la nature, mais l’ombre de l’Ego est toujours présent, surtout quant l’intérêt est trop axé sur le matériel. Si la civilisation grecque s’est développée de cette façon et à inventé la démocratie, c’est que la notion de l’être humain était au centre de la cité, et l’apport des « spirituels » de l’époque cités plus haut était déterminant. Ces « sages » sont appelés maintenant « philosophes » avec un sens « pratique », comme si leurs propos ne concernaient que la vie matérielle des hommes. Voilà le danger à ne pas oublier : la spiritualité doit être une question lancinante au cœur de l’être. Toutes nos civilisations sont nées de profondes interrogations : qu’est-ce que nous faisons sur cette terre ? Notre but fondamental, quel est-il ? Quelle est notre place et quel peut-être notre action ?

Ne recouvrons pas ces questions des voiles de notre vie habituelle.

Le mouvement « Colibris » porte en son sein une certaine spiritualité, peut-être est-ce une voie à explorer… ?

 

Le « Mur » est là. Peut-être qu’il contient une porte…

 

Association Aèdes

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